Paul Giroud
(1898-1989)

 

Né à Munet, dans l’Allier. Il fut successivement préparateur de Charles NICOLLE au Collège de France et chef de laboratoire à l’Institut Pasteur de Paris (1930-1934), de Tunis (1934-1935) puis à nouveau de Paris (1936-1938), chef de service adjoint (1938-1940) puis chef de service (1940). Il accomplit de nombreuses missions en Afrique. Spécialistes des rickettsies, on lui doit la mise au point, avec P. DURAND, d’un vaccin contre le typhus exanthématique à partir de rickettsies cultivées dans des poumons de rongeurs infectés par voie aérienne. Il travailla également sur un vaccin contre la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, à la mise au point de tests de micro-agglutination permettant la différenciation des rickettsies, sur Chlamydia trachomatis et, d’une manière plus générale, sur un nouveau groupe de toutes petites bactéries qu’il appela néorickettsies (aujourd’hui chlamydiae après avoir été myaganawelles). Il avait été élu membre de l’Académie de Médecine en 1956. André DODIN disait de lui : “Courtois avec tout le monde, enthousiaste dans ses certitudes, toujours prêt à échafauder des hypothèses hardies, navigant sur le terrain entre la fièvre Q en Oubangui-Chari avec LE GAC ou au Rwanda avec JADIN, inventant les néorickettsies, il était titulaire de cinq cents publications”.

A. Chippaux et J.-F. Pays