François Blanc
(1899-1979)

 

Provençal né à Ollioules, dans la banlieue de Toulon, dont il avait conservé l’accent savoureux, il s’était engagé en 1917 comme simple soldat. Il termina la guerre comme sous-officier avant de faire sa médecine à l’École de santé navale de Bordeaux. Désigné pour l’Afrique en 1925, il accomplit son premier séjour à Ségou, au Mali, où il fut confronté à la fièvre jaune. De retour en France, il fut reçu à l’agrégation du Service de santé, puis affecté de 1935 à 1940 à la mission française de Pékin où il put se familiariser à la pathologie singulière de cette Asie encore médiévale. Médecin consultant des Armées en Indochine de 1945 à 1948, il y compléta les vastes connaissances qu’il transmit ensuite à vingt promotions de médecins civils marseillais et militaires du Pharo, au cours d’une nouvelle carrière de clinicien enseignant où il excellait. Lors de la cérémonie de la remise de la médaille d’or qui lui fut décernée en 1976, il présenta, avec sa virtuosité habituelle, l’expérience qu’il avait acquise au cours de la guerre d’Indochine.
Son œuvre scientifique touche tous les domaines de la médecine tropicale d’Afrique et d’Asie: pathologie, thérapeutique, épidémiologie, sociologie… D’une immense culture, il nous a laissé de nombreux guides et traités qui englobent l’histoire de la médecine tropicale.

A. Chippaux