Historique

Médaille

Fondée en 1908 par Louis-Alphonse Laveran
(prix Nobel de médecine 1907),
 la Société de pathologie exotique (SPE) a pour buts :
  • l'étude des maladies exotiques de l'homme et des animaux ;
  • l'étude de l'hygiène et des mesures sanitaires destinées à empêcher l'extension des épidémies et des épizooties d'origine exotique ;
  • l'étude de tout problème de médecine, biologie et santé tropicales, et de ceux posés par les expatriations et les voyages.

La SPE (association Loi 1901) est reconnue d'utilité publique depuis 1962.
 Elle est habilitée à recevoir dons et legs.

La SPE est membre de :

  • la Fédération des Sociétés européennes de médecine tropicale et santé internationale (FESTMIH)
  • l'International Federation for Tropical Medicine (IFTM)

    La SPE a célébré son centenaire en 2008 (voir le numéro spécial édité à cette occasion).


  • Son siège social est situé, depuis sa création, sur le campus de l'Institut Pasteur à Paris (25-28 rue du Docteur-Roux 75015 Paris). Ses bureaux se situent :

    Hôpital Pitié-Salpêtrière - Pavillon Laveran
    47-83 Boulevard de l'Hôpital
    75651 Paris cedex 13
    Tél. : 09 67 65 17 99

    Courriel :
    pour la SOCIÉTÉ : secretaire@pathexo.fr (à l’attention de Sylviane Le Gurun)
    pour le BULLETIN : bulletin@pathexo.fr (à l’attention d’Isabelle Borloz)

    Aujourd'hui, la SPE est dirigée par un Conseil d'Administration ; ce conseil veille au respect des objectifs définis depuis la fondation de la Société.

    Elle compte actuellement plus de 500 membres, dont des membres d'honneur et membres titulaires; près de 40% des membres sont des étrangers.

    Les activités de la Société se concentrent sur la diffusion d'un Bulletin (5 numéros par an), sur l'organisation de séances pluriannuelles, de réunions décentralisées (éventuellement couplées à d'autres sociétés scientifiques), de journées d'information thématique, et sur l'organisation de congrès internationaux de médecine tropicale de langue française.


     


    La réunion constitutive de la Société de pathologie exotique s'est tenue le 20 décembre 1907.

     

    La première séance a lieu le 22 janvier 1908; elle est ouverte par une allocution de son président-fondateur Louis-Alphonse Laveran (prix Nobel de Médecine en 1907 pour sa découverte de l'hématozoaire, agent du paludisme, et membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine), qui, dans une fresque brillante, évoque les progrès accomplis depuis la fin du XVIIIe siècle dans le domaine des maladies exotiques, souligne la part qu'y jouent les médecins français des armées et de la marine, puis les Pasteuriens, sans oublier nos collègues étrangers, européens, américains. Il rappelle que la Société a pour but ?l'étude des maladies exotiques de l'homme et des animaux, celle de l'hygiène et des mesures sanitaires destinées à empêcher l'extension des épidémies et des épizooties d'origine exotique ; et il justifie cette création par l'extension des empires coloniaux (et) la multiplicité et la rapidité des moyens de transports qui favorisent la dissémination des maladies.

     

    Au cours de cette séance inaugurale, le bureau définitif de la Société est élu, comprenant des membres de l'Institut et de l'Académie de médecine, d'éminents professeurs de l'Université de Paris, médecins militaires et de la marine, et chefs de laboratoire de l'Institut Pasteur, dont Émile Roux, le directeur.

     

    Il conclut en exprimant sa reconnaissance à ce dernier, qui, en mettant des locaux à notre disposition, a grandement facilité la naissance de la nouvelle société qui prospéra sous l'égide glorieuse de l'Institut Pasteur.

     

    Au départ, la Société comprend 13 membres honoraires, 32 membres titulaires, 10 membres associés, cooptés parmi les nombreux candidats; la plupart d'entre eux laisseront à l'histoire leurs noms qui distinguent, aujourd'hui encore, plusieurs bâtiments de l'Institut Pasteur à Paris: Charles Nicolle, Albert Calmette, Alexandre Yersin.

     

    Très rapidement, le nombre des membres augmentent; parmi eux de nombreux étrangers parmi les plus illustres en pathologie exotique.

     

    L'activité de la Société est d'emblée centrée sur deux axes:

     

    es séances mensuelles qui réunissent tous les membres de la Société présents à Paris et où médecins, pharmaciens, vétérinaires et naturalistes de nos colonies et de l'étranger pourront apporter à la Société leurs travaux, envoyer tous documents ou échantillons (scientifiques); de son côté, la Société s'efforcera de leur procurer tous les renseignements qui leur seront nécessaires?. Ainsi est constituée une collection qui s'enrichit très rapidement.

    • Le bulletin, dont le n° 1 relate les actes de la séance du 22/01/1908. On y trouve les présentations de documents ou échantillons prévus par les statuts, des communications courtes mais très denses correspondant aux observations toujours originales (on est à la phase des pionniers), des mémoires beaucoup plus longs qui sont de véritables mises au point des connaissances; ces travaux forcent aujourd'hui notre admiration quand on réfléchit à l'immensité des tâches à accomplir par un personnel peu nombreux et ne disposant pas des moyens multiples et sophistiqués dont nous disposons aujourd'hui.

     

    En 1912, une modification des statuts, demandée permit exceptionnellement à A. Laveran d'accomplir un second mandat de 4 ans. En raison de la 1ère guerre mondiale, il devait présider les destinées de la Société jusqu'en 1920 où il fut remplacé par A. Calmette, ancien médecin de marine, puis des troupes coloniales; celui-ci venait de quitter la direction de l'IP de Lille pour la sous-direction de l'IP à Paris. Par la suite, aucun président n'a été rééligible.

     

    La Société de pathologie exotique a été reconnue d'utilité publique par décret du 10 décembre 1962.

     

    Depuis 1908, les statuts ont été discrètement modifiés à trois reprises pour tenir compte de nécessités, mais les objectifs exposés dans l'article 1 n'ont pas pris une ride et ont été conservés intacts dans la version en vigueur aujourd'hui, approuvée par arrêté en date du 23 avril 1993. En particulier, le dernier alinéa a repris, avec l'édification des structures européennes, une nouvelle jeunesse:

     

    La Société se mettra, en outre, en rapport avec les sociétés de pathologie exotique ou de médecine tropicale de l'étranger, pour l'étude des mesures d'hygiène et de prophylaxie générale. Une conférence européenne de médecine tropicale se tiendra à Hambourg fin octobre 1995 et symbolisera le renforcement de liens qui s'étaient distendus depuis la seconde guerre mondiale entre les sociétés européennes de pathologie exotique et de médecine tropicale.

     

    Le 8 février 1933, à l'occasion du 25e anniversaire de la Société, une séance solennelle fut organisée en présence de M. Albert Lebrun, Président de la République et sous la présidence du Ministre des colonies A. Sarraut.

     

    Le cinquantenaire fut célébré de façon presque aussi fastueuse : le Président de la République s'était fait représenter, mais le Ministre de la Santé publique, B. Chenot présidait cette cérémonie, à laquelle assistait, comme en 1933, de nombreuses délégations étrangères.

     

    En mars 1967, la Société s'installait, aux termes d'une convention signée avec l'IP, dans le bâtiment Ch. Nicolle surélevé d'un étage grâce à la libéralité d'un de ses membres. À la demande de l'Institut Pasteur, la Société a dû libérer ce bâtiment, plus adapté à la recherche scientifique, et déménager en juillet 1997 dans de nouveaux bureaux situés également dans l'Institut Pasteur, côté hôpital.

     

    • Depuis 1927, 20 médailles d'or ont été décernées à des personnalités internationales. Les dernières ont été remises lors d'une séance solennelle à l'Académie de médecine, le 11 octobre 1995, en présence de Jacques Chirac, Président de la République.
    • Aujourd'hui, la SPE est dirigée par un conseil d'Administration élu au scrutin secret pour 4 ans par l'ensemble des membres d'honneur et titulaires de la Société; ce conseil veille au respect des objectifs définis depuis la fondation de la Société. Certes, la complexité de la recherche moderne nous a obligés à beaucoup réduire les efforts consacrés à la recherche proprement dite, mais elle assume la tâche fondamentale de liaison entre chercheurs et travailleurs de terrain, ainsi que la formation des jeunes générations dans le domaine des maladies tropicales.
    • Elle compte actuellement plus de 650 membres, dont des membres d'honneur et membres titulaires; près de 40% des membres sont des étrangers.
    • Pour remplir sa tâche, la SPE utilise les mêmes moyens qu'en 1908, adaptés aux conditions nouvelles:
    • diffusion d'un bulletin qui paraît 5 fois par an (en moyenne, 90 à 100 manuscrits sont adressés chaque année au Comité de rédaction, et soumis à l'analyse et l'approbation de lecteurs);
    • séances pluriannuelles qui comportent des correspondances envoyées du monde entier, exposées et commentées par les membres de la Société (depuis 1987, les séances sont précédées d'une conférence d'enseignement de haut niveau destinée aux médecins et étudiants inscrits aux diplômes de pathologie tropicale des Universités de Paris-V, VI et VII);
    • réunions décentralisées, éventuellement couplées à d'autres sociétés scientifiques, ainsi que journées d'information thématique;
    • congrès internationaux de médecine tropicale de langue française (Agadir en 1981, Sousse en 1985, Lomé en 1990, Fort?de?France en 1993, île Maurice en 1996, Marseille en 2005, Ouidah en 2007, Vientiane, Laos en 2010).
    • une bibliothèque regroupant près de 2.000 ouvrages et une centaine de périodiques. Suite au déménagement de 1997, une partie du fonds de périodiques a été confiée à la bibliothèque de l'Institut Pasteur
    • une bourse (et prix: Prix Noury-Lemarié & Prix-Bourse Rouyer) attribué chaque année à de jeunes chercheurs.

     

    Vous pouvez également consulter les archives de l'Institut Pasteur à propos de la Société sur Internet:

     

    historique - membres de la SPE (1908-1939)

     



     


 

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